
Kate 5 – LES SAINTES ECRITURES
Le don des Ecritures
La révélation, que Dieu a accordée aux différents rédacteurs de la Bible, n’était pas pour eux seuls, mais devait être transmise. Tel qu’il est écrit dans II Tim 3 :16 : « Toute (l’) Écriture (Sainte) est inspirée de Dieu », on entend par « inspiration divine » l’action du Saint-Esprit, agissant sur les auteurs pour leur permettre d’entendre et de transmettre ce que Dieu leur a révélé ; autrement dit, pour les aider à accomplir parfaitement leur mission de prophète. On peut dire que tous ceux qui ont participé à l’écriture des livres dans la Bible sont des « prophètes ».
Les prophètes peuvent avoir des comportements contraires à la volonté de Dieu. On peut citer l’exemple de Jonas qui a refusé la mission que Dieu lui a confiée. Et pourtant, ses écrits contiennent bien ce que Dieu veut révéler aux hommes. C’est dans la rencontre entre la volonté de l’homme et la volonté de Dieu, dans le face-à-face entre la parole de l’homme et la Parole de Dieu, que Dieu transmet ses révélations. Ainsi, les Saintes Ecritures contiennent des paroles d’homme mais également, la parole de Dieu.
Nous devons nous garder de ceux qui ont fait des tris dans les Saintes Ecritures pour en écarter ce qu’ils considéraient être des paroles d’hommes. Parmi ceux-là, citons Luther qui considérait l’Epître de Jacques comme « une épître de paille », se référant à la paille qui sera consumée par le jugement de Dieu (cf. 1Cor.3/12). Il y a aussi Bultmann et ses amis, qui se sont mis à extirper de La Bible ce qu’ils considéraient comme des légendes inventées par l’imagination de l’homme dans une démarche de « démythologisation » ou » démythisation ». Les Saintes Ecritures racontent la rencontre entre la Parole de Dieu et la parole de l’homme. C’est cette rencontre révèle à la fois Dieu et l’homme. Si l’on supprime l’une de ces deux paroles, il n’y restera plus que des idées, des concepts sans vie car ils ne pénètrent pas la vie de l’homme.
Ainsi, les prophètes et les apôtres qui ont participé à l’écriture de La Bible sont à la fois, «récepteurs » à qui Dieu a parlé, mais également « émetteurs » qui transmettent aux autres ce que Dieu leur a révélé. Le livre de Lévitique met bien en évidence cette double mission des prophètes : «L’Éternel appela Moïse, et lui parla du tabernacle » – ici, Moïse est « récepteur » – « Parle aux enfants d’Israël, en leur disant :… » – ici, il est « émetteur » – (Lev 1: 1-2 ; 4: 1-2).
Il faut aussi noter que certains parmi ceux qui ont reçu des révélations (récepteurs), n’ont pas reçu le don de les transmettre par écrit (émetteur). On peut prendre l’exemple de tous les disciples de Jésus, à l’exception de Matthieu, Jean et Pierre, qui n’ont pas laissé des livres écrits dans La Bible. Par contre, ceux qui ont été prédestinés à révéler les œuvres de Dieu par les écrits (émetteurs) ont bien reçu leur inspiration de Dieu.
Il faut également noter que Dieu n’a pas parlé à tous les “récepteurs” de la même manière. Jean, par exemple, a eu des Révélations (Apocalypse) par la vision. Luc, quant à lui, a comparé et vérifié les différents documents recueillis auprès des témoins oculaires (Apôtres). Même si ces manières de recevoir les révélations étaient différentes, elles contiennent toutes les révélations de Dieu, qui sont les Révélations de Dieu en Jésus-Christ. Ils avaient tous senti que Dieu les a éclairés dans leur mission, les a fait parler, les a fait écrire. Moïse, par exemple, lorsqu’il a donné les lois et les commandements au peuple d’Israël, les a déclarés comme étant les lois et les commandements de Dieu (Deu.10:13). L’expression : « L’Eternel me dit… » revient plusieurs fois dans les écrits des prophètes. Et même si les faux prophètes l’ont également utilisée (Eze13:6-7), cela n’a pas ôté la vérité aux vrais prophètes de Dieu. Dans le Nouveau Testament également, Paul a félicité les Thessaloniciens de ce qu’ils ont reçu sa prédication comme la Parole de Dieu et non comme une parole humaine (1Thes 2:13). Paul dit également aux Corinthiens que ce qu’il leur a écrit est un commandement du Seigneur (ICor 14:37).
Ensuite, si l’on examine les écrits des auteurs de la Bible, on constate que leurs révélations sont concordantes. Les prophètes et les psalmistes déclarent que les lois de Moïse sont des lois de Dieu (Ps 103:7 ; Mal 3:22). Plus tard, les prophètes parlent des écrits de leurs prédécesseurs comme venant de Dieu (Zach1:4-6). Le Nouveau Testament reçoit et accepte les révélations de l’Ancien Testament (Actes15:14-18). Jésus dit aux dignitaires religieux de son époque : Il leur dit encore : « Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition. Car Moïse a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort » (Mar 7:9-10). On remarque ainsi que pour Jésus, tout ce que Moïse a déclaré dans les lois, était des commandements de Dieu. Par ailleurs, le Nouveau Testament affirme que les Psaumes sont des paroles dites à David par le Saint-Esprit (Actes 4:25). Pierre le confirme en disant que «car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu » (II Pie 1:21). Il est aussi important de noter ici que Pierre a accepté les épîtres écrites par Paul comme des Saintes Ecritures (II Pie 3:16). Cela conforte aussi bien l’autorité des Apôtres que la cohérence (la non-contradiction) de leurs révélations.
La Bible est un ensemble d’écrits inspiré de Dieu, ce qui signifie venant de Dieu. Ainsi, soit on admet que tout ce qui y est écrit vient de Dieu; soit on la prend comme un livre plein de mensonges et de pièges et qu’il faut la rejeter dans son intégralité. D’ailleurs, comment l’intelligence humaine pourrait juger et évaluer le caractère de la vérité et de l’action de Dieu alors qu’elles sont est d’une AUTRE NATURE? (Esa55:8 ; Rom1:20 ; 1Cor.1:18-31).
La Bible et la Parole de Dieu
La langue d’écriture de la Bible
On disait que la Bible, dans son intégralité, est d’inspiration divine. C’est pour cette raison qu’on l’appelle les Saintes Ecritures, ce qui signifie que tous les écrits qu’elle renferme servent à la révélation divine (inspiration plénière ou verbale).
Pour les « théopneustes » ou « littéralistes », Dieu a dicté chaque mot utilisé par les auteurs. Ce qui pourrait induire en erreur, c’est de comprendre la Bible exclusivement dans son sens littéral tel qu’il est écrit dans Mat 5:18 sur le fait que ni un seul iota ni un seul trait de lettre ne disparaîtra pas de la loi. Par ailleurs, l’obstination dans les termes enferme les révélations de Dieu dans les mots, et nous entraîne parfois à trouver des contradictions. La raison pour laquelle Luther a parlé de l’épître de Jacques comme une épître «de paille », par exemple, c’est qu’il a trouvé des contradictions entre cette épître et celle écrite aux Romains et aux Ephésiens. Les termes sont utilisés pour transmettre révélations et messages mais les termes ne sont pas les messages.
Bien qu’on ne puisse pas prendre les Saintes Ecritures dans leur sens littéral, on ne peut pas non plus se départir des langues d’origine avec lesquelles elles ont été écrites (l’hébreu pour l’Ancien Testament et le grec pour le Nouveau Testament) pour comprendre la parole de la Bible. D’ailleurs, comment peut-on affirmer connaître ou détenir le « mot juste » (ou « Juste terme ») pour traduire le message de Dieu à David, alors même qu’on ne l’a pas entendu directement ? On doit avoir confiance aux écrits utilisés par les auteurs pour transmettre le message de Dieu, et on doit extraire les raisons pour lesquelles ils ont utilisés ces termes avec leurs significations au moment où ils ont été écrits.
L’éclairage du Saint-Esprit
Calvin disait que pour qu’on puisse entendre la Parole de Dieu lorsqu’on lit la Bible, « il faut que le même Esprit qui a parlé par la bouche des prophètes entre en nos cœurs et les touche au vif pour les persuader que les prophètes ont fidèlement mis en avant ce qui leur était commandé d’en haut». «Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge ». (I Cor 2:14). Ainsi, il est clair qu’il y a une différence entre la Bible et la Parole de Dieu. La Bible vient de l’inspiration de Dieu, mais pour ceux qui n’ont pas l’Esprit ou en qui l’Esprit n’agit pas, elle est comme n’importe quel livre, c’est-à-dire : juste un livre renfermant beaucoup d’histoires passionnantes et divers conseils. Karl Marx l’a lue une dizaine de fois, et n’y a trouvé que des paroles de faiblesse intellectuelle (opium du peuple). Einstein l’a également analysée plusieurs fois mais n’y a trouvé que des délires de personnes dépourvues de connaissances. Par contre, lorsque l’Esprit agit, ou lorsqu’on Le laisse agir, l’homme peut y trouver une lumière merveilleuse, comme Blaise Pascal, qui a vu la puissance de la Parole de Dieu dans la Bible, « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur ». (Heb. 4:12-13). Il est important de le souligner car, les gens considèrent la Bible comme une idole. Ils utilisent les paroles des Saintes Ecritures comme des «paroles magiques » alors même que leurs cœurs sont loin de Dieu. On ne doit pas non plus oublier que le diable connaît les Saintes Ecritures et qu’il les a utilisées pour tenter Jésus (Mat 4:1-11, cf ; Jac.2/19).
Ainsi, le but dans la lecture et l’écoute de la Bible, ce n’est pas uniquement de la connaître, mais d’entendre Dieu qui nous parle à travers elle. L’œuvre du Saint-Esprit en est la garantie. La Bible est un écrit consacré par Dieu pour parler aux hommes et à l’Eglise, d’où son appellation : « les Saintes Ecritures » (saint = consacré) ; mais elle n’est pas la parole de Dieu, c’est-à-dire le lieu on entendra Dieu nous parler si l’Esprit n’œuvre pas pour nous éclairer.
Recommandations pour découvrir les Révélations de Dieu contenues dans la Bible
Certaines précautions sont à prendre pour bien comprendre les messages inscrits dans la Bible:
1° – Il faut connaître le contexte du déroulement de l’histoire. Pour cela, il faut abandonner l’idée de récolter des versets par-ci par-là à travers la Bible pour connaître le livre en entier. La lecture des écrits de certains auteurs, comme les « Introductions aux livres de la Bible » ou « La nouvelle Bible déchiffrée », peut nous aider dans ce sens. Ils nous mettront dans le contexte de chaque livre et nous en résumeront l’idée générale.
2° – Il faut partir des écrits de l’auteur mais toujours les situer dans leur contexte.
3° – Il faut relier le message reçu à travers ces écrits avec les révélations de la Bible entière, pour éviter l’erreur qui peut survenir de n’en prendre que le sens littéral.
4° – Enfin, il faut demander au Saint-Esprit qui a inspiré l’auteur de nous éclairer. Seule la présence du Saint-Esprit et son action peut ouvrir notre cœur pour atteindre la vérité de Dieu. Quand bien même nous aurions rempli les 3 premières consignes citées ci-dessus, mais que nous ne comptons pas sur le Saint-Esprit, nous ne comprendrions jamais les révélations de Dieu. Lorsque Jésus avait fait la parabole du semeur, les disciples et le peuple qui l’avaient suivi, avaient bien entendu le mot juste, mais n’avaient rien compris de ce qu’Il voulait dire (Mat 13).
Il est important de souligner ici les malentendus sur la déclaration de Jésus disant : « Il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre » (« iota » ou « iod »). Ce n’est pas le terme (mot) qui ne périra point, mais son contenu. Dans Marc 7:6-7, lorsque Jésus répète les révélations écrites dans Esaïe 29:13, Il a changé certains mots utilisés par les prophètes. Ce cas n’est pas rare dans le Nouveau Testament. Ce n’est pas le fait de nous accrocher sur les « mots » qui nous aidera à atteindre le message de Dieu mais la recherche de son sens et la raison de son utilisation. C’est dans les mots qu’on peut trouver le sens mais le message ne peut pas se réduire aux mots ou termes.
Si la Bible a été dictée par l’inspiration plénière de Dieu, c’est qu’elle ne contient aucune erreur dans ce qu’elle contient et non dans le choix des termes utilisés.
La vérité et la Parole de Dieu
Car « Dieu n’est point un homme pour mentir » (Nom 23:19). « Sa Parole est Vérité » (Jean 17:17). Suzanne de Dietrich disait : «On ne peut demander qu’à la Bible elle-même son sens caché ». C’est uniquement dans la Bible que l’on peut chercher la justification de sa vérité ou sa tromperie, car dès qu’on s’écarte de la Bible, on peut se retrouver à errer dans des débats philosophiques sans fin. Ce n’est pas un refus des différentes recherches scientifiques sur les Saintes Ecritures, mais la volonté de placer les révélations de Dieu dans le cadre de la manière de Dieu, que l’intelligence humaine ne peut atteindre. « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies », dit l’Éternel. (Esaïe 55 :8). « Car seul l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu » et non l’intelligence ni les choses (I Cor 2:10).
« On ne peut sonder son intelligence » (Esaïe 40:28). Les Ecritures Saintes viennent de Dieu. Ainsi, son pouvoir repose sur Dieu qui parle et agit en elles, et non sur ce que les hommes pensent d’elles. La vérité de La Parole de Dieu subsiste qu’on l’accepte ou qu’on la refuse. Ce n’est pas non plus par l’existence des témoins (prophètes, apôtres, prédicateurs) qu’elle est vérité, mais parce qu’elle vient de Dieu.
Certaines personnes limitent le pouvoir des Saintes Ecritures dans sa vérité rationnelle ou scientifique. Elles refusent délibérément à chercher la vérité de Dieu qui vient d’en haut, alors que celle de ce monde est sur la terre (Col 3 :1-2).
D’autres réduisent l’autorité des Saintes Ecritures au pouvoir de l’Eglise. Car il semblerait que c’est l’Eglise, qui a agréé la liste des livres admis comme faisant partie de la Bible. C’est l’autorité divine qui a imposée à l’Eglise les Saintes Ecritures. L’étude de la formation du « Canon » (les livres considérés comme Saintes Ecritures) nous montre qu’on a tenté d’insérer des livres dans les Saintes Ecritures, mais cela n’a pas abouti. Il y aussi certains livres auxquels on s’étonne encore jusqu’à aujourd’hui de leur présence dans les Saintes Ecritures, par exemple la Cantique des cantiques ou l’Evangile selon Jean. Un livre n’a pas été reconnu comme d’inspiration divine parce que l’Eglise l’a accepté comme tel, mais plutôt comme il a été d’inspiration divine, l’Eglise n’a pas pu le refuser. Il est vrai que l’Eglise a pour mission de prêcher les Saintes Ecritures et de ce fait, c’est par l’Eglise que les gens reçoivent les révélations de la Bible. « Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche? » (Rom 10:14) ; mais lorsque les gens sont mis en relation avec les Saintes Ecritures, leur foi ou leur incrédulité ne dépend plus de l’Eglise, mais de l’action de l’Esprit Saint (ICor 12:3).
L’autorité des Saintes Ecritures
Face à cela, deux questions se posent, auxquelles on va tenter de répondre.
1° – Toutes les révélations et les oeuvres accomplies par Dieu et par Jésus-Christ dans l’histoire ont-elles toutes été conservées dans la Bible ?
2° – La révélation de Dieu s’est-elle arrêtée avec le livre de l’Apocalypse (dernier livre de la Bible) ? Dieu n’a-t-il plus rien à révéler et n’agit-il plus ?
Si l’on répond à la première question, on doit commencer par reconnaître que tous les actes et toutes les paroles de Dieu, que ce soit par l’intermédiaire de Jésus-Christ, ou par l’intermédiaire des prophètes, n’ont pas tous été conservés dans la Bible. Si on lit sérieusement la première épître aux Thessaloniciens, on peut voir que Paul leur a déjà écrit une lettre avant d’écrire celle-ci. Paul les a loués pour le fait qu’Ils aient reçu cette lettre comme étant la Parole de Dieu et pas comme la parole d’homme (1 Tes 2:13). Cette lettre n’a pourtant pas été conservée dans les Saintes Ecritures, et jusqu’à aujourd’hui l’on ne sait pas ce qu’elle est devenue. Mis à part les prédications et les quelques enseignements gardés par écrit dans le livre des Actes, on ne sait rien des enseignements oraux qu’ils ont prodigués. Les chercheurs disent aussi que certaines épîtres de Paul ont été perdues (I Cor 5:9 ; II Cor 2:2-4).
Voici ce que la Bible nous en dit : « Toute Écriture (Sainte) est inspirée de Dieu, et utile (nécessaire,…consacrée,…) pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre ».
(II Tim 3:16-17).
On peut en tirer deux enseignements :
1° – Il a été dit précédemment que les révélations contenues dans la Bible concordent. Ainsi, le vide engendré par l’absence des livres perdus constitue juste un manque par rapport à certains détails et non un vide sur le principal. Par contre, l’essentiel des Révélations de Dieu est d’ores et déjà entre nos mains par l’Evangile de Jésus-Christ, qui est l’inspiration plénière de Dieu. S’efforcer de deviner ce que contenaient ces écrits perdus, n’est autre que s’obstiner à vouloir atteindre la pensée de Dieu par l’intelligence humaine.
2° – Comme il a été dit dans l’épître à Timothée ci-dessus, que toute Écriture inspirée de Dieu est utile, consacrée pour enseigner etc…, il aurait été étonnant qu’Il nous donne des révélations incomplètes. Lorsqu’on étudie profondément le II Tim 3:16-17, il apparaît clairement que les Saintes Ecritures sont complètes, et suffisantes pour enseigner. Ce vide et ce aspect d’incomplétude, qui, souvent, nous inciterait à penser qu’on ne reçoit de la Bible qu’une infime partie des Révélations de Dieu, est volontaire et fait partie du plan de Dieu pour l’homme et l’Eglise. Elle est complète, non pas parce que toutes les œuvres de Dieu y sont conservées, mais elle est complète, parce que suffisante pour parfaire l’homme (cf. ICor13:9). Et cette infime partie suffit à nous enseigner, à convaincre, à nous corriger et nous éduquer pour toute bonne œuvre. Parmi ces œuvres, la foi en Jésus-Christ (Jean 6:28-29). Voici ce que Jean déclare après qu’il ait écrit le peu que le Saint-Esprit lui ait inspiré: « Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites (suffisantes) afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom ». (Jea20:30-31).
En ce qui concerne la réponse à la deuxième question, La révélation de Dieu s’est-elle arrêtée avec le livre de l’Apocalypse (dernier livre de la Bible), voici ce qu’on ne pourrait avancer : Dieu continue d’agir et de parler, mais toutes ses œuvres et toutes ses paroles concordent avec tout ce qu’Il a déjà fait et dit dans les Saintes Ecritures. Ainsi, la Bible juge toutes les écritures et toutes les paroles postérieures, afin de connaître si elles viennent de Dieu ou pas.
Ce qui est écrit dans la Bible est suffisant. C’est donc en elle, et par elle, que Dieu nous parle par le Saint-Esprit, ce qui atteste son statut de Saintes Ecritures. Ainsi, tous les autres écrits apparus plus tard sont faits pour renforcer, expliquer et témoigner de ce qui a déjà été dit et écrit (Saintes Ecritures).
La création de la Bible
Pour que cet exposé soit plus complet, il serait préférable d’expliquer la formation de la Bible.
La sélection des livres de l’Ancien Testament à conserver dans la Bible s’est terminée pendant le premier siècle. Jésus a approuvé ces livres choisis par les juifs comme étant les Saintes Ecritures et Il les a constamment cités. Par contre, les écrits intégrés plus tard par l’Eglise Catholique Romaine (« écrits deutéro-canoniques » ou « apocryphes ») ont été approuvés par l’Eglise Protestante comme des livres d’édification, mais écartés comme faisant partie des Saintes Ecritures.
Par ailleurs, le Nouveau Testament a été créé différemment. Jésus a consolé ses disciples en leur disant qu’Il leur enverra le Saint Esprit pour leur rappeler ses enseignements (Jea 14:26); ce qui renforce l’autorité des quatre Evangiles. Jésus leur a dit également que le Saint Esprit les guidera dans toute vérité, et qu’Il leur révèlera même des choses à venir. Nous pouvons ainsi constater que l’écriture du Nouveau Testament était déjà une œuvre promise par Jésus, mais accomplie par les Apôtres par le biais des enseignements (vrais). Les “critères” de sélection pour définir si les livres qui avaient circulé dans la première Eglise, étaient des Saintes Ecritures ou non se basent sur l’assurance que c’étaient des livres écrits par les Apôtres, ou qu’ils avaient fait écrire. Seuls les Apôtres, témoins oculaires, à qui Jésus a demandé d’écrire par l’intermédiaire du Saint Esprit étaient garants de la VERITE. De ce fait, c’est le doute qu’un livre ait été écrit par les Apôtres qui a défini qu’on l’ait sélectionné pour faire partie des Ecritures Saintes.
Il y a également plusieurs aspects techniques dans la création de la Bible, mais nous n’allons pas les aborder. Ce que l’on doit retenir c’est que : « Les Ecritures Saintes suffisent à éduquer les hommes de Dieu », et les Révélations de Dieu ne se sont pas arrêtées aux temps de l’écriture du livre de l’Apocalypse, mais continue dans les Saintes Ecritures, qui sont le lieu qui nous permette la rencontrer entre Dieu et l’homme, entre Le Seigneur et son Eglise. C’est également le lieu où Dieu se révèle à nous et nous révèle son Fils Jésus-Christ, et à travers Lui, l’homme et le monde.
LA REPARTITION DES LIVRES DANS LA BIBLE
ANCIEN TESTAMENT NOUVEAU TESTAMENT
I. LOIS.
1. Genèse
2. Exode
3. Lévitique
4. Nombres
5. Deutéronome
II. CHRONIQUES.
1. Josué
2. Juges
3. Ruth
4..Samuel I
5. Samuel II
6. Rois I
7. Rois II
8. Chroniques I
9. Chroniques II
10. Esdras
11. Néhémie
12. Esther
III. ECRITS.
1. Job
2. Psaumes
3. Proverbes
4. Ecclésiastes
5. Cantiques des cantiques
IV. GRANDS PROPHETES.
1. Esaïe
2. Jérémie
3. Lamentations
4. Ézéchiel
5. Daniel
V. PETITS PROPHETES.
1. Osée
2. Joël
3. Amos
4. Abadie
5. Jonas
6. Michée
7.Nahum
I. EVANGILES.
1. Mathieu
2. Marc
3. Luc
4. Jean
II. ACTES.
1. Actes
III. EPITRES.
A. Epîtres de Paul aux églises.
1. Romains
2. Corinthiens I
3. Corinthiens II
4. Galates
5. Ephésiens
6. Philippiens
7. Colossiens
8. Thessaloniciens I
9. Thessaloniciens II
B. Epîtres aux Eglises.
1. Timothée I
2. Timothée II
3. Tite
4. Philémon
D. Autres épîtres.
1. Hébreux
2. Jacques
3. Pierre I
4. Pierre II
5. Jean I
6. Jean II
7. Jean III
8. Jude
IV. REVELATIONS.
1.Apocalypse
8. Habacuc
9. Sophonie
10.Aggée